Céline, aide-soignante : « Le vélo m’a redonné une dimension humaine »

Portrait Céline

Dans la Vallée de la Roya, Céline a découvert bien plus qu’une simple alternative de transport. À travers le programme TIMS, cette aide-soignante aux horaires matinaux a transformé ses appréhensions en moments de sérénité quotidienne.

Une découverte fortuite qui change tout

Céline, aide-soignante : « Le vélo m’a redonné une dimension humaine »

C’est par hasard, en sortant de l’épicerie, que Céline tombe sur une affiche colorée parlant de location de Vélos à Assistance Électrique à prix abordable. « Ce qui m’a vraiment décidé à me renseigner, c’est que j’étais justement en train de chercher des alternatives à ma voiture, qui me coûtait de plus en plus cher en essence », se souvient-elle.

Sa situation financière tendue : 15 euros d’essence tous les deux jours la pousse à franchir le pas.

Mais au-delà de l’aspect économique, Céline ressent aussi « cette envie de faire un geste pour l’environnement ». Un seul frein : la peur de ne pas être à la hauteur physiquement dans le relief montagneux de la vallée.

Quand les appréhensions deviennent des défis

Aide-soignante, Céline commence très tôt, souvent à 6h30. L’idée de prendre la route dans l’obscurité matinale la paralyse complètement. « J’étais terrifiée à l’idée de rouler dans le noir, avec les voitures qui roulent vite sur nos routes de montagne », avoue-t-elle.

C’est là que l’accompagnement personnalisé du programme TIMS prend tout son sens. Giulia, sa conseillère en éco-mobilité inclusive, comprend immédiatement ses inquiétudes et lui propose de faire le trajet ensemble. « Cette première sortie accompagnée a tout changé ! Elle m’a montré les portions où il fallait faire attention, comment bien utiliser l’éclairage… »

Un premier jour mémorable

Céline se souvient encore de son premier jour « officiel » : « J’étais censée partir au travail à 6h du matin, il faisait nuit noire, et impossible d’allumer l’éclairage du VAE. J’ai tourné dans tous les sens, appuyé sur tous les boutons… Rien ! »

Dans sa panique, elle finit par appeler Giulia à 6h du matin – « j’étais tellement gênée ! » – et prend finalement sa voiture ce jour-là, un peu dépitée. Mais loin de la laisser tomber, Giulia lui propose de recommencer deux jours plus tard, en l’accompagnant sur tout le trajet.

« C’est là que j’ai vraiment compris le fonctionnement du vélo et, surtout, que j’ai pris confiance. Ce qui aurait pu être un échec s’est transformé en vrai déclic grâce à son soutien », raconte Céline.

Un équipement qui fait la différence

Le Vélo à Assistance Électrique mis à disposition par Mobicity dans le cadre du programme TIMS dépasse largement les attentes de Céline. « Je m’attendais à un vélo basique, mais le VAE qu’on m’a prêté est vraiment bien conçu. La batterie tient largement la journée, même avec les montées, et le système d’assistance est progressif : on ne se sent pas ‘catapulté’ quand on pédale. »

Après plusieurs mois d’utilisation quotidienne, elle n’a eu « aucun problème technique majeur ». La robustesse du matériel et la qualité de l’équipement de sécurité fourni – casque, antivol, éclairage – contribuent à sa confiance retrouvée.

Une transformation profonde du quotidien

L’impact du programme TIMS sur la vie de Céline va bien au-delà des économies réalisées. « Ma façon de me déplacer a complètement changé. Je prends plus de temps pour observer le paysage, je salue les gens que je croise… Il y a une dimension humaine qui avait disparu avec la voiture. »

Cette transformation touche aussi sa condition physique : « Sans m’en rendre compte, j’ai retrouvé une forme que j’avais perdue. » Et puis, il y a cette fierté personnelle : « Quand je vois les pics de pollution dans la vallée, je me dis que chaque trajet en vélo plutôt qu’en voiture, c’est un petit geste qui compte. »

Un programme qui s’adapte à chacun

L’expérience de Céline illustre parfaitement l’approche du programme TIMS, qui vise à développer la mobilité durable et inclusive en France. Contrairement aux idées reçues, ce programme ne se contente pas de fournir des vélos : il propose un véritable accompagnement personnalisé.

« C’est un programme qui s’adapte vraiment à chacun – on n’est pas lâché dans la nature avec un vélo ! » insiste Céline. Cette approche individualisée permet de surmonter les appréhensions et de construire une vraie confiance dans l’utilisation du vélo électrique.

Des perspectives d’amélioration

Forte de son expérience positive, Céline formule des suggestions pour enrichir encore le programme. « J’aimerais vraiment que le programme puisse proposer des équipements adaptés aux familles avec enfants. Je me dis que des sièges enfants sécurisés, des remorques ou des vélos cargos pourraient faire la différence. »

Cette vision élargie témoigne de sa conversion complète à la mobilité durable : « Ce serait formidable si les parents pouvaient emmener leurs enfants à vélo en toute sécurité. Cela démultiplierait l’impact du programme et permettrait à encore plus de familles de notre vallée de réduire leur dépendance à la voiture. »

Une ambassadrice convaincue

Aujourd’hui, Céline recommande sans hésitation le programme TIMS. Elle insiste sur « les économies substantielles, l’impact positif sur l’environnement, et le bien-être personnel qu’on en retire ».

Son témoignage démontre que la mobilité durable n’est pas qu’une question d’équipement, mais aussi et surtout d’accompagnement humain. Grâce au partenariat entre Mobicity et COOPGO, des habitants comme Céline peuvent transformer leurs contraintes en opportunités, leurs appréhensions en moments de sérénité.

Dans la Vallée de la Roya, le programme TIMS continue de faire des émules, une histoire personnelle après l’autre.