Le bilan 2025 du Fonds vert, publié cet été par l’État, consacre un chapitre entier aux mobilités durables en zones rurales. Parmi les 194 projets soutenus, celui de la Communauté de communes Châteaubriant-Derval, client Mobicity, illustre concrètement ce que ce dispositif permet de construire sur un territoire rural.
Le constat qui justifie la mesure
Le bilan rappelle un chiffre qui donne la mesure du problème : en France, près de 80 % des habitants des zones rurales dépendent de la voiture individuelle, faute d’alternative. Quinze millions de Français sont aujourd’hui considérés en situation de précarité mobilité. Pour ces territoires, les conséquences sont connues : émissions de CO2 du transport routier, difficultés d’accès aux solutions de transport, coûts de déplacement qui pèsent sur le budget des ménages.
C’est pour répondre à cet enjeu que le plan France Ruralités, lancé en 2023, priorise l’action de l’État sur la mobilité durable. Le Fonds vert en est l’un des principaux leviers financiers : il permet aux collectivités concernées de se doter d’une stratégie de mobilité et d’un bouquet de services adaptés à leur territoire, qu’il s’agisse de transport à la demande, de location de vélos, d’autopartage ou de transport solidaire.
Les chiffres 2025 de la mesure « Mobilités durables en zones rurales »
Sur la seule année 2025, 370 dossiers ont été déposés au titre de cette mesure du Fonds vert, et 194 ont été retenus. Au total :
- 176 collectivités et partenaires locaux ont été soutenus
- 12,8 millions d’euros de subventions ont été attribués, pour un coût total de projets de 62 millions d’euros
- 158 stratégies de mobilité ont été élaborées
- 36 nouveaux services de mobilité ont été créés
Les communautés de communes ont été les plus mobilisées, avec 99 dossiers lauréats, suivies par les communes avec 53 dossiers. Des projets ont été soutenus dans 66 départements, en France hexagonale comme en outre-mer.
À terme, ces projets doivent permettre à environ 2 millions de personnes de bénéficier d’un service ou d’un bouquet de services de mobilité.
Le cas concret de Châteaubriant-Derval
Parmi les projets cités en exemple dans le bilan figure celui de la Communauté de communes Châteaubriant-Derval (Loire-Atlantique), qui a reçu une subvention de 38 250 euros. Elle a permis la création de deux nouvelles stations de vélos à assistance électrique en libre-service, installées dans une zone d’activité à proximité de deux entreprises structurantes pour l’emploi local.
L’intérêt du projet ne tient pas seulement à ces deux nouvelles stations : il tient à leur intégration dans un réseau déjà existant. Le bilan précise que ces stations fonctionnent en réseau avec 8 autres stations du territoire, notamment celles situées sur le pôle d’échange multimodal de la gare, qui facilitent les accès vers Nantes et Rennes. Concrètement, un habitant peut descendre du train et terminer son trajet à vélo, ou l’inverse.
Ce réseau, déployé par Mobicity sur le territoire de Châteaubriant-Derval, compte au total une cinquantaine de vélos à assistance électrique en libre-service. L’accès au service se fait par badge sans contact, smartphone ou carte bancaire, pour un tarif de 1 euro de l’heure, dans la limite de 12 heures consécutives. Il vient en complément de l’offre de location longue durée de vélos électriques proposée par la collectivité, pour couvrir aussi bien les trajets du quotidien que des besoins ponctuels.
Kilian Payelle, responsable du service mobilité au pôle aménagement du territoire et environnement de la Communauté de communes Châteaubriant-Derval, résume ainsi les points forts de la solution : « Un design sobre et discret. Ainsi que des stations de charges robustes. »
Le Fonds vert est-il toujours accessible en 2026 ?
C’est la question que doit se poser toute collectivité qui souhaiterait s’inspirer de ces projets. La réponse est oui, avec une évolution à connaître. La mesure « Mobilités durables en zones rurales », celle qui a financé Châteaubriant-Derval, a fermé le 20 avril 2026. Elle a été remplacée dès le 7 avril 2026 par une nouvelle mesure, « Mobilités durables en territoires ruraux et moyennement denses », qui élargit le périmètre d’éligibilité aux territoires moyennement denses, en plus des territoires ruraux.
Les vélos à assistance électrique en libre-service, les aménagements cyclables, le covoiturage, l’autopartage et le transport à la demande restent éligibles à ce nouveau dispositif. Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 31 décembre 2026. À noter cependant : l’enveloppe nationale du Fonds vert a été revue à la baisse pour 2026, ce qui invite les collectivités intéressées à ne pas attendre les derniers mois de l’année pour monter leur dossier.
Un accompagnement pour transformer un besoin en projet financé
L’exemple de Châteaubriant-Derval le montre : un projet de mobilité durable en zone rurale ou moyennement dense peut s’appuyer sur un financement public conséquent, à condition d’être bien construit dès le départ. Chez Mobicity, nous accompagnons les collectivités et leurs groupements de A à Z : étude du besoin de mobilité sur le territoire, dimensionnement du projet, choix de l’implantation des stations, mise en réseau avec l’existant, puis exploitation et maintenance dans la durée.
Cette approche, pensée pour s’inscrire dans les dispositifs de subvention disponibles, est celle qui a permis à Châteaubriant-Derval de faire évoluer son réseau de vélos à assistance électrique en libre-service. Elle reste valable pour toute collectivité qui souhaite avancer sur son propre projet avant la clôture des dossiers 2026.
Vous portez un projet de mobilité durable sur votre territoire ? Contactez Mobicity pour en parler.
