On parle souvent du vélo comme d’une solution écologique. Rarement comme d’une solution de santé publique. Pourtant, c’est exactement ce qu’il est.
La sédentarité est aujourd’hui reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme le quatrième facteur de risque de mortalité au niveau mondial. Et dans le secteur tertiaire, elle s’installe silencieusement : des journées entières assis, des trajets en voiture, peu de mouvement. La bonne nouvelle ? Il existe une réponse simple, quotidienne, et accessible à toutes et tous : le vélotaf.
L’équation gagnante : 150 minutes par semaine, sans effort supplémentaire
L’OMS recommande aux adultes 150 minutes d’activité physique modérée par semaine. C’est le seuil en dessous duquel les risques cardiovasculaires, métaboliques et psychologiques augmentent significativement.
Quatre allers-retours de 20 minutes à vélo suffisent à atteindre cet objectif. Sans séance de sport à planifier. Sans abonnement à une salle. En faisant quelque chose qu’on fait de toute façon : aller au travail.
Le vélotaf n’ajoute pas une contrainte à la journée. Il transforme une contrainte existante en bénéfice.
Le VAE « triche » ? Les études disent le contraire
C’est le préjugé le plus tenace. Le vélo à assistance électrique ne compterait pas vraiment comme exercice physique. Il serait trop facile, trop confortable. Une sorte de tricherie sportive.
Les données scientifiques racontent une histoire bien différente.
Une étude publiée dans la revue Transportation Research Interdisciplinary Perspectives, menée sur plus de 10 000 adultes répartis dans sept villes européennes, a démontré que les utilisateurs de vélos à assistance électrique atteignent des niveaux d’activité physique hebdomadaire comparables à ceux des cyclistes traditionnels. La raison est simple : ils pédalent plus loin, plus souvent, et plus longtemps. L’effort est 30 % moins intense, mais la fréquence d’usage est quatre fois plus élevée.
Résultat : l’équation s’équilibre. Et les bénéfices, eux, s’accumulent.
Une autre synthèse de 17 études internationales, publiée dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, confirme que la pratique des vélos à assistance électrique induit une activité physique d’intensité supérieure à la marche — suffisante pour améliorer la condition cardio-respiratoire, notamment chez les personnes jusque-là inactives.
Ce que le VAE permet, que le vélo classique ne permet pas toujours
Le vélo à assistance électrique ne se contente pas d’égaler le vélo classique. Il lève des freins que ce dernier ne peut pas lever.
La transpiration à l’arrivée au bureau. La côte trop raide sur le trajet. La distance jugée trop longue. La fatigue du lundi matin. Autant d’obstacles réels qui poussent les utilisateurs de vélos classiques à reprendre leur voiture au moindre doute.
Avec l’assistance électrique, ces obstacles disparaissent. Le rayon de déplacement actif s’étend de 5 km en moyenne pour un vélo classique à 15 km ou plus. Ce qui était inaccessible devient praticable. Et ce qui est praticable devient régulier.
C’est précisément cette régularité qui fait la différence en matière de santé publique.
L’étude PASTA, l’une des plus larges jamais menées sur le sujet, a mesuré les bénéfices réels chez les personnes passant de la voiture au vélo à assistance électrique. Résultat : un gain d’environ 550 MET-minutes par semaine, l’équivalent de 2h30 de marche rapide. Pas rien.
Des bénéfices qui vont bien au-delà du cardiovasculaire
Rouler à vélo pour aller travailler, ce n’est pas seulement bon pour le cœur. C’est bon pour tout.
Une étude de l’Université de Glasgow menée sur plus de 260 000 personnes a montré que se rendre au travail à vélo réduirait de 41 % les risques de mortalité prématurée. Elle pointe aussi une réduction de 25 % des risques de cancer du sein et du côlon, et de 30 % du risque de diabète de type 2.
Côté mental, les bénéfices sont tout aussi documentés. Le vélo stimule la sécrétion d’endorphines, réduit le stress et l’anxiété. Une recherche de l’Université Concordia a même montré que les cyclistes arrivent au travail dans un état émotionnel significativement meilleur que les utilisateurs de voiture ou de transports en commun. Une meilleure humeur au bureau. Une concentration renforcée. Une fatigue réduite.
Le vélo améliore le trajet. Et le trajet améliore la journée.
Une solution de mobilité durable, qui est aussi une solution de santé publique
Pour les collectivités et les entreprises, équiper un territoire ou un site de vélos à assistance électrique en libre-service, ce n’est pas seulement agir pour l’environnement.
C’est réduire la sédentarité de ses habitants ou de ses collaborateurs, sans leur demander un effort de planification supplémentaire. C’est rendre la mobilité active accessible à celles et ceux qui ne se seraient jamais lancés autrement — trop jeunes, trop âgés, pas assez sportifs, découragés par la topographie.
Chez Mobicity, filiale du Groupe Rebirth, c’est précisément cette vision qui anime nos projets depuis près de vingt ans. Déployer des flottes de vélos à assistance électrique et des stations de recharge sur un territoire, c’est construire une infrastructure de santé collective, discrète et efficace.
Les usagers de Getslib’, à Les Gets, parcourent en moyenne 3,36 km par trajet, 27 minutes de pédalage. Ceux de Châteaubriant-Derval ont cumulé plus de 26 500 km depuis le lancement du service. À Marie-Galante, 12 000 km ont été parcourus en seulement six mois d’exploitation.
Des kilomètres. Des minutes. Des battements de cœur. De la santé.
Et concrètement, par où commencer ?
Un service de vélos à assistance électrique en libre-service ne nécessite pas de génie civil, ni de travaux lourds. Nos stations sont modulables, non invasives, et s’adaptent à tous les contextes : centre-ville, parc d’activités, gare, campus.
Vous souhaitez équiper votre territoire ou votre organisation d’une solution de mobilité durable qui agit aussi sur la santé de vos habitants ou collaborateurs ? Parlons-en.
Sources : OMS, étude Transportation Research Interdisciplinary Perspectives (10 000 participants, 7 villes européennes), International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, étude PASTA, Université de Glasgow (260 000 participants), Université Concordia.
