Verdissement des flottes pro : et si le vélo était la solution ?

Verdissement des flottes pro

Entre le durcissement des ZFE et les nouvelles obligations de verdissement, les entreprises et collectivités qui gèrent un parc automobile n’ont plus vraiment le choix : il faut agir. La question n’est plus de savoir si la transition est nécessaire, mais comment la mener sans qu’elle ne devienne un poids financier supplémentaire.

Des sanctions financières qui se précisent en 2026

Depuis 2025, les entreprises de plus de 100 véhicules doivent intégrer une part croissante de véhicules à faibles émissions dans leur flotte. Les collectivités et organismes publics de plus de 20 véhicules sont soumis à une logique de quotas similaire. Dans les deux cas, le non-respect de ces obligations entraîne désormais des sanctions financières bien réelles : jusqu’à 4 000 € par véhicule manquant en 2026, un montant appelé à grimper encore en 2027.

Pour beaucoup de gestionnaires de parc, ces montants commencent tout juste à se traduire en lignes budgétaires concrètes. Et la question se pose différemment selon les organisations : faut-il uniquement remplacer les véhicules thermiques par des modèles électriques, ou repenser plus largement la taille et la composition du parc ?

Le vélo à assistance électrique partagé, une réponse concrète

C’est là qu’une partie des entreprises et collectivités fait un choix qu’on n’attendait pas forcément : réduire le nombre de véhicules plutôt que de simplement les électrifier. En intégrant une flotte de vélos à assistance électrique partagés pour une partie des déplacements courts, il devient possible de se séparer d’une partie du parc automobile, ce qui allège mécaniquement la base de calcul des obligations de verdissement.

Cette approche a un second avantage, moins souvent mis en avant : elle garantit l’accès aux sites pour les collaborateurs ou agents dont le véhicule personnel ne peut plus circuler dans une zone à faibles émissions. Le vélo à assistance électrique partagé devient alors une solution de continuité, pas seulement un geste environnemental.

Fontenay-sous-Bois, un précurseur qui n’a pas attendu les nouvelles obligations

L’exemple de la ville de Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne, est éclairant, d’autant qu’il précède largement le contexte réglementaire actuel.

Dès 2013, la municipalité a fait le pari d’équiper trois de ses sites d’une flotte de 23 vélos électriques en libre-service, pour une partie des déplacements de ses agents.

Le bilan, dressé quelques années plus tard, est sans appel. Farid Saïbi, responsable du parc automobile de la municipalité, a résumé l’impact ainsi : la mise en place des stations a permis de revendre 12 voitures en trois ans, pour une économie de 30 000 € sur la même période. À cela s’ajoutent des bénéfices moins chiffrables mais tout aussi réels : moins de problèmes de stationnement en centre-ville, et une empreinte carbone réduite sur les déplacements de service.

Ce qui frappe dans le témoignage de Farid Saïbi, c’est aussi la surprise initiale de la collectivité : les agents ne réclamaient pas de vélos. Ils s’en sont pourtant montrés satisfaits une fois le service mis en place, ce qui illustre un phénomène assez classique dans ce type de transition : l’adoption suit souvent l’usage, pas l’inverse.

In Situ, une même logique côté entreprises

Le même raisonnement s’applique du côté du secteur privé. In Situ, spécialiste de la conciergerie et des services aux entreprises, a fait le choix d’intégrer des flottes de vélos et trottinettes électriques dans 5 de ses bâtiments. L’objectif : permettre aux collaborateurs de ses clients de rejoindre un rendez-vous, un déjeuner ou un site voisin sans avoir recours à une voiture ou aux transports en commun.

Ce type de service répond à un besoin très concret de déplacements courts, sur lesquels la voiture individuelle n’est ni la solution la plus rapide, ni la plus pertinente au regard des nouvelles contraintes de circulation.

Une opportunité au-delà de la contrainte réglementaire

Réduire son parc automobile n’est plus seulement une réponse à une obligation réglementaire. C’est aussi un moyen de sécuriser l’accès aux sites pour l’ensemble des collaborateurs ou agents, tout en générant des économies mesurables, comme le montre l’exemple de Fontenay-sous-Bois.

Chez Mobicity, nous accompagnons les entreprises et les collectivités qui souhaitent intégrer une flotte de vélos à assistance électrique partagés dans leur stratégie de mobilité : étude du besoin, dimensionnement du projet, déploiement des stations, puis exploitation et maintenance dans la durée.

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